HAROLD FEINSTEIN

Né en 1931, Harold Feinstein débute la photographie en 1946, à l’âge de 15 ans. Sûr de sa vocation d'artiste, il quitte l’école à 16 ans. Dès l'année suivante, il est aux côtés de Sid Grossman le plus jeune membre de la Photo League. Harold Feinstein est également célèbre pour être le plus jeune photographe à avoir intégré la collection permanente du Museum of Modern Art (MOMA) de New York depuis qu'Edward Steichen fit l'acquisition de l'une de ses photographies en 1950 pour le compte du musée dont il est le conservateur. Figure montante de l’avant-garde new-yorkaise de la photographie de rue, sa première exposition importante a lieu en 1954 dans le cadre d’une exposition collective au Whitney Museum of American Art. Il aura sa première exposition personnelle l'année suivante à la Limelight Gallery, l'une des premières galeries entièrement consacrées à la photographie.Depuis, ses photographies ont fait l'objet de multiples expositions et font partie de prestigieuses collections privées et de collections permanentes de grands musées américains, tels que le Museum of Modern Art, l'International Center of Photography, le Museum of Photographic Arts, le New York City Museum, le Jewish Museum et encore une dizaine d'autres institutions. 
En 1952, Harold Feinstein est mobilisé dans l'infanterie pour servir en Corée et en profitera pour offrir un regard intime sur la vie quotidienne des jeunes conscrits, des camps d'entraînement aux lignes de front en passant par les villages locaux. À son retour de Corée, il s'établit au légendaire «Jazz Loft», à New York, où il rencontre le peintre David Young, les musiciens Hall Overton et Dick Carey, mais également et surtout le photographe W. Eugene Smith, avec qui il collaborera activement sur la maquette du fameux Pittsburg Project. Digne représentant de la «New York School of Photography», Harold Feinstein étend son œuvre sur près de six décennies, période pendant laquelle il dressera le portrait intime d’une Amérique exubérante et pleine de vitalité. Coney Island est son territoire de prédilection, et il pose un regard malicieux sur la vie de son New York natal. Toutefois, si ses clichés d'après-guerre peignant les réjouissances balnéaires sont les plus connus, ses photos de nus, de natures-mortes ou de la guerre de Corée témoignent de sa grande sensibilité.En 1998, Feinstein a ouvert la voie en tant que l'un des premiers photographes à utiliser un scanner comme appareil photo (une technique désormais appelée scanographie). À l'âge de 80 ans, il a reçu le Living Legend Award du Griffin Museum of Photography.


HAROLD FEINSTEIN • GRACIEUSEMENT VÔTRE

GALERIE THIERRY BIGAIGNON
24 MAI - 31 AOÛT 2018

Après une première exposition en 2017 qui mettait à l’honneur l'optimisme contagieux du photographe américain alors qu’il dépeignait la jeunesse et l'insouciance de l'après-guerre, la Galerie Thierry Bigaignon présente la deuxième partie de la rétrospective consacrée à Harold Feinstein, avec une série de photographies prises entre 1964 et 1988.

Harold Feinstein, Gracieusement Vôtre

La renaissance de ce prodige de la photographie, le plus jeune membre de la Photo League et dont la précocité fût très tôt confirmée par son entrée dans la collection permanente du Museum of Modern Art de New York (MOMA) alors qu’il était âgé d’à peine 19 ans, franchit une deuxième étape. Après avoir couvert les années 40 et 50 lors de la première partie de cette rétrospective, la Galerie Thierry Bigaignon a cette fois sélectionné 21 photographies couvrant la période des années 60 à 80, illustrant une fois de plus le formidable talent de cet artiste américain décédé en 2015.

Bien que sa muse ait toujours été Coney Island, où il est né en 1931, l’objectif d’Harold Feinstein s’est tourné dès les années 60 vers les rues, les commerces et les restaurants de Manhattan, faisant de ses œuvres l'un des témoignages les plus prégnants de cette Amérique en pleine effervescence. Mais plus encore, ce qui frappe dans cette nouvelle sélection du galeriste parisien c’est l’omniprésence des corps et la remarquable captation du mouvement, comme si Feinstein voyait dans la rue un ballet de grâce et de beauté.

Ses photographies immortalisent en noir et blanc des moments particuliers de la vie des New-Yorkais, s’immisçant dans leur quotidien pour mieux mettre en lumière l’humanité de ces personnages. Harold Feinstein décrivait lui-même ces images comme « un petit échantillon de [son] voyage photographique témoignant de la beauté et du mystère de cette vie humaine».


Explorant sous tous les angles le Times Square scintillant ou les rues tourbillonnantes de Harlem, il photographie cafés enfumés, rames de métro et vitrines de magasins et révèle toute la poésie et la grâce d'une ville en pleine évolution, à travers des images à la fois engageantes et magnétiques. Pour François Cheval, qui prépare avec Audrey Hoareau une rétrospective de l’oeuvre, « Harold Feinstein fait comme si le réel devait se conformer à l’idée qu’il se fait du monde. Mettre en valeur, avec méthode, la beauté latente du quotidien, la tâche ne l’a pas effrayé, et pourtant, quelle ambition, doter la photographie d’une morale ! ».


HAROLD FEINSTEIN • L'OPTIMISME CONTAGIEUX

GALERIE THIERRY BIGAIGNON
3 FÉVRIER - 30 AVRIL 2017

Harold Feinstein, la renaissance d’un prodige de la photographie !

 Harold Feinstein, "L'Optimisme Contagieux"

La Galerie Thierry Bigaignon présente, pour la première fois en Europe, une rétrospective exceptionnelle de l'œuvre du photographe américain Harold Feinstein, né à New York en 1931 et décédé en juin 2015.

C'est en 1946, à l'âge de 15 ans, qu'Harold Feinstein se lance dans la photographie. Quatre ans plus tard, Edward Steichen, alors conservateur du Museum of Modern Art (MOMA) de New York, lui achète l'une de ses photographies et fait de lui le plus jeune photographe à intégrer la collection permanente du musée. 65 ans plus tard, Il détient toujours ce « record » !

Membre de la Photo League aux côtés de Sid Grossman dès l’âge de 17 ans, et figure importante de l’avant-garde new-yorkaise de la photographie de rue, il expose à la Limelight Gallery d’Helen Gee et contribue à la conception des Blue Note Records. Il est l’un des habitants originels du légendaire « Jazz Loft », à New York, où il rencontre W. Eugene Smith, collaborant avec lui activement sur la maquette du célèbre Pittsburg Project. W. Eugene Smith dira d'Harold Feinstein : « Il est l'un des rares photographes que j'ai connus ou qui m'aient influencé, à être capable de révéler sous un angle superbement nouveau, avec autant de force et d'honnêteté, ce qui pour moi relève de l'ordinaire ».

Digne représentant de la « New York School of Photography », Harold Feinstein étend son œuvre sur près de six décennies, période pendant laquelle il va s'évertuer à faire le portrait intime d’une Amérique exubérante et pleine de vitalité. Exposées pour la première fois en 1954, au Whitney Museum of American Art, les photographies d’Harold Feinstein font depuis longtemps partie de prestigieuses collections privées et de collections permanentes de grands musées américains, tels que le Museum of Modern Art, l'International Center of Photography, le Museum of Photographic Arts ou encore le Musée de la Ville de New York. Pourtant, Harold Feinstein reste encore méconnu en Europe. Et Thierry Bigaignon d’ajouter : « Harold fait partie des très grands qui, à l’image de Vivian Maier (découverte après sa mort) ou de Jacques-Henri Lartigue (découvert à l’âge de 70 ans), sont restés trop longtemps dans l’ombre pour des raisons avant tout circonstancielles ; il suffit d’avoir ses clichés en main pour se rendre compte à quel point le monde est passé à côté de véritables chefs d’oeuvres ».  

C'est portée par la volonté de rendre justice à son immense talent que la Galerie Thierry Bigaignon s’est engagée dans la voie de cette «renaissance». La rétrospective que lui consacre la galerie se tiendra en plusieurs parties et sur plusieurs années, tant l'œuvre d'Harold Feinstein recèle de trésors encore insoupçonnés. La première partie de la rétrospective se consacre aux jeunes années du photographe, les années 40 et 50, offrant une sélection de photographies en noir et blanc, à la fois riches, diverses et bouleversantes d’humanisme.

Un optimisme contagieux qui ne laissera personne indifférent.